Deuxième guerre
l’ESSTIC et Moscou revisitent la mémoire collective
Organisée par l’Association des enseignants de langue et littérature russes au Cameroun, une conférence hybride sur la mémoire collective de la Seconde Guerre mondiale s’est tenue vendredi 8 mai 2026 à l’amphi Hervé Bourges de l’ESSTIC .. Étudiants en journalisme 3 , en communication des organisations 3 , master en journalisme politique et sportif ont échangé avec des diplomates et intervenants russes sur le rôle de l’URSS dans le conflit et ses implications actuelles.

Par Anne NGA
Les travaux ont été ouverts par le Directeur de l’ESSTIC. Dans son mot de bienvenue, il a évoqué la relation d’amitié entre le Cameroun et la Russie, rappelant que « dans l’histoire, la Russie a anéanti les ennemis fascistes ». Il a salué l’initiative du Pr Ngoyol visant à rassembler étudiants et enseignants autour de cette thématique. Évoquant les perspectives, le Directeur a souligné les opportunités de mobilité offertes par la Russie aux étudiants. Il a également insisté sur le poids géostratégique de Moscou, estimant que « l’avenir du monde se jouera de ce côté », et a invité les jeunes à « rester attentifs au monde en tendance ». Il a conclu par cette phrase : « Vous n’imaginez jamais ce que la Russie peut faire pour nous ».
Le récit russe : de la victoire de 1945 aux enjeux contemporains
Prenant la parole à sa suite, Alexandre Morozow, conseiller économique de l’ambassade de Russie, a précisé que « chaque pays a sa propre vision » de la Seconde Guerre mondiale. L’objectif de la rencontre, selon lui, est de « partager les bilans, une mémoire collective : ce qu’on sait au Cameroun et ce que la Russie sait ».
La conférence a ensuite été officiellement lancée par François Biki, président de l’Association des étudiants camerounais russes en histoire. Il a affirmé que « la Russie a joué et continue à jouer un rôle important dans la liberté des peuples du monde entier ». Revenant sur l’histoire post-soviétique, il a rappelé qu’en 1992, la Russie a « endossé toutes les dettes de l’Union soviétique ». Pour lui, « la plus grande victoire » de la Russie est « la libération des peuples africains ». Il a cité comme retombées directes pour le Cameroun « les formations des étudiants en Fédération de Russie » et « les bourses ».
Documentaires et témoignages pour transmettre
Pour illustrer le propos, un premier film a été projeté. Il retraçait les combats menés par la Russie « pour la liberté des peuples, y compris pour les peuples africains », évoquant « des sacrifices, morts, martyrs ».
La conférence s’est poursuivie avec une première intervention en visioconférence. L’intervenante a expliqué que « les peuples russes de l’Union soviétique ont lutté contre l’invasion du fascisme » et que « pendant la guerre, beaucoup de personnes ont perdu la vie à cause des attaques fascistes, des mauvaises conditions de vie ». Le but affiché de ces échanges : que « les jeunes n’oublient plus qu’il y a eu des visages qui ont lutté afin que les peuples obtiennent leur indépendance ».
Les rituels mémoriels russes décryptés
Un deuxième documentaire a ensuite été visionné. Consacré au « défilé de la victoire » sur la Place Rouge, il présentait l’événement comme « un moment fort d’unité nationale » et « de reconnaissance pour toutes les personnes qui ont sacrifié leur vie pour la liberté des peuples ».
Dans la continuité, une deuxième intervention en vidéo a porté sur la nécessité de la transmission. « Plus jamais ça. Il faut partager avec les générations afin qu’elles sachent réellement ce qui s’est passé », a souligné l’intervenant.
Un troisième film a introduit le concept du « Régiment immortel », présenté comme une marche où « les ancêtres marchent avec les vivants ». Lors de cet événement, les citoyens défilent avec les portraits des héros de guerre.
Appel à la jeunesse et clôture
Deux dernières interventions en visioconférence ont conclu cette première partie. Tatiana Tudvasera a déclaré que « les jeunes ne doivent pas perdre de vue qu’il y a beaucoup de martyrs qui ont payé de leur vie afin que les peuples soient libres et cela doit se perpétuer de génération en génération ». Jerry Acura a, pour sa part, qualifié la Russie d’« initiateur pour un monde équitable, un pays qui veut rassembler ».
L seconde partie de la rencontre a été consacrée aux réactions du public. Laquelle a connu l’intervention d’un étudiant en Journalisme 3 qui a partagé ses impressions sur le côté côté caché de la Russie. A la suite de cela , le Directeur de l’ESSTIC a prononcé le mot de fin pour clore la journée d’échanges.
La conférence s’est achevée par une séance photo ouverte à tous les participants.
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