Vie chère à Yaoundé
1000 francs ne suffisent plus
Arachides, harengs, sel, tomates, ndjindja sont désormais hors de prix. Tel est le constat fait dans de nombreux marchés de la capitale politique ce lundi 20 avril 2026.



La réalité saute aux yeux dès les premiers achats . le panier de la ménagère s’allège pendant que les prix, eux, s’envolent. Dans les marchés de Yaoundé, les consommateurs désormais contraints de faire des arbitrages, peinent à couvrir leurs besoins essentiels. Pour espérer manger à satiété, il faut revoir les dépenses à la hausse, au prix de nombreux sacrifices.
Les produits de première nécessité sont en première ligne. La tasse d’arachides, vendue il y a peu entre 100 et 125 francs, oscille aujourd’hui entre 150 et 200 francs selon les étals. Le sel, devenu rare, est désormais cédé à partir de 100 francs contre 50 francs il y a un mois. Le ndjindja suit la même tendance, passant de 25 à 50 francs. Les amateurs de plats épicés ne sont pas épargnés : deux petits piments s’achètent à 50 francs, tandis qu’un tas peut atteindre 500 francs. Après plusieurs tours dans les marchés, le constat reste le même : les prix grimpent, les quantités diminuent
Le « Hareng » n’échappe pas à la flambée
tte varité de poisson qui vient au secours des ménages n’est pas épargnée. Le « bifaka » ou « mbounga » devient lui aussi difficile d’accès. « En cette période pluvieuse, les prix augmentent chez les grossistes », explique Mama Suzanne, vendeuse au marché d’Etoudi. « On nous laisse 20 petits poissons à 1000 francs, 10 moyens ou seulement 5 gros au même prix. Pour m’en sortir, je suis obligée de revendre les gros à 250 francs l’unité. » Une situation qui pousse certains consommateurs à revoir leurs choix. « J’étais venue avec 500 francs pour acheter du poisson, mais je vais finalement prendre des écrevisses », confie Mme Otongo, mère de trois enfants.
L’arachide suit la même tendance
Les arachides, ingrédient central de nombreux plats, n’échappent pas à cette flambée. Au marché de Messassi, commerçants et clients dressent le même constat. « Le seau de 5 litres est à 3500 francs parce que nous achetons déjà à 2800 chez les grossistes », explique Mama Bernadette. Soulé, un autre vendeur, renchérit : « En janvier, deux sacs de 50 kg coûtaient 100 000 francs. Aujourd’hui, il faut débourser jusqu’à 150 000 francs. »
Dans les marchés de Yaoundé, une évidence s’impose désormais : le pouvoir d’achat s’effrite tandis que le coût de la vie continue de grimper. Pour de nombreux foyers, joindre les deux bouts devient un véritable défi quotidien.
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Le commun des mortelle s
Belle plume❤️❤️❤️❤️❤️❤️